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LA MÉDITATION

Définition de la méditation

La méditation vient du mot latin « meditatio » qui a plusieurs significations : « contemplation », « préparation » et « réflexion ».Ainsi, chacun de ces termes renvoie à une pratique bien spécifique : la contemplation relève plutôt de pratiques spirituelles, la préparation à des pratiques de développement personnel et la réflexion à des pratiques philosophiques. Il est donc possible de méditer dans différents buts.

Pour les pratiques spirituelles, il s’agit de connecter l’esprit humain avec l’Esprit divin en passant par le corps.

Pour les pratiques de développement personnel, il s’agit plutôt d’apaiser les tensions physiques et psychiques en lien avec les pensées et les émotions en passant par l’âme.

Quant aux pratiques philosophiques, il s’agit de se concentrer sur des problématiques portant sur le monde (on parle alors de prospection) ou sur soi-même (et on parle alors d’introspection) en passant par l’intellect.

Dans tous les cas, il est avéré que la méditation apporte de nombreux bienfaits à la personne qui la pratique, comme c’est le cas pour toutes les personnes qui pratiquent le Phosphénisme.

“En ville comme à la campagne, il y a toujours un endroit au calme pour méditer”

(Phosphénisme)

Faites les expériences suivantes

  

 

 

Pour la contemplation, un jour de beau temps, fixez le soleil couchant (quelques minutes avant son extinction) et observez la nature environnante avec votre vision périphérique tout en gardant votre regard fixé sur le soleil. Vous découvrirez la nature dans toute sa beauté.

Pour la préparation, faites ce que le Dr. Lefebure appelle des respirations carrées à 4 temps pendant quelques minutes. Inspirez sur 4 temps, retenez à plein d’air pendant 4 secondes, expirez sur 4 secondes et retenez à vide d’air pendant 4 secondes puis refaites autant de cycle que vous le voulez. Vous ressentirez très vite un apaisement général de votre corps, de vos émotions et de vos pensées.

Pour la réflexion, fixez une ampoule à phosphène pendant une trentaine de secondes tout en pensant à un mot qui synthétise votre sujet d’étude (par exemple : le temps). Puis, notez toutes les idées qui vous viennent. Lorsque vous avez tout noté, relisez ce que vous avez écrit. Refaites un phosphène en pensant à l’idée qui vous paraît la plus intéressante. Puis, notez à nouveau vos nouvelles idées. Et ainsi de suite.

Vous constaterez que les solutions aux problèmes que vous vous posez ne manquent pas.

Histoire

Personne ne peut dire depuis quand existe la méditation. Mais il semblerait qu’elle soit consubstantielle à l’être humain et qu’elle se soit développée au fil des millénaires de telle sorte que la maîtrise des pratiques qui la composent s’est progressivement étendue d’une minorité à une majorité de la population (phénomène qu’on appelle généralement démocratisation).

En effet, si la réflexion qui est apparue à partir du moment où l’être humain a commencé à utiliser des formes primitives d’écriture lui renvoyant sa manière de voir le monde et de se voir dans le monde semble évoluer lentement depuis l’antiquité, la préparation est aujourd’hui en plein essor, non seulement dans le sport (avec la préparation mentale) mais aussi dans la santé avec tout ce qui a trait au bien-être.

En revanche, il apparaît que la contemplation est en pleine involution puisqu’à l’heure actuelle, on « contemple » plus son écran d’ordinateur que la nature. Difficile donc de trouver une quelconque trace de l’esprit de la nature dans la technologie actuelle.

" Pratiquer la méditation en couple en fixant le soleil, c'est renforcer le lien qui nous uni "

(Phosphénisme)

Le monde de la méditation

Si, de nos jours, c’est la « méditation du bien-être » qui est la plus répandue, elle est devenue l’arbre qui cache la forêt, à tel point que le terme « méditation » est devenu un « mot valise » qui ne veut plus dire grand-chose.

Le problème est qu’en participant à des méditations guidées, comme il y en a de plus en plus sur l’internet et qui sont typiques du milieu du développement personnel, les participants ne suivent plus les enseignements d’un maître. Ils suivent les enseignements d’un professeur ou d’un coach mais qui ne sait pas plus qu’eux faire la distinction entre les trois formes de méditation car croyant faire les trois en même temps.

Ainsi, en améliorant leur bien-être (ce qui est tout à fait légitime), ils croient se trouver sur une voie spirituelle et ne cessent d’évoquer de belles idées telles que l’amour, la bienveillance et la compassion, pensant que ces évocations feront office de réflexion. Malheureusement, ce qu’ils ignorent, c’est que l’accès à la spiritualité passe inévitablement par une initiation spirituelle avec des exercices qui n’ont rien à voir avec ceux du développement personnel et que les expériences qui résultent de cette initiation doivent faire l’objet d’une profonde réflexion qui ne saurait se restreindre à quelques idées dont la superficialité se révèle dès qu’on leur demande de les définir en profondeur.

VOCABULAIRE DE LA MÉDITATION

La méditation de pleine conscience (Mindfulness)

Inspirée de la tradition bouddhiste indienne, elle fait partie des méditations de préparation et vise principalement à réduire le stress et la dépression. En effet, dans la mesure où le stress et la dépression sont majoritairement induits par des pensées tournées vers le passé et le futur, cette forme de méditation, tournée vers le présent, permet à la conscience, en se portant sur les sensations (par exemple : l’air qui entre et sort par le nez), de prendre du recul sur les émotions et les pensées.

Une fois acquise, cette capacité à prendre du recul permet alors de regarder les pensées et les émotions et de comprendre que, comme le disent les bouddhistes, elles sont impermanentes, à l’instar de tous les phénomènes appartenant au réel.

Une fois que cela est compris, les gens ne s’attachent plus à leurs pensées et émotions négatives ; ils ne sombrent plus. Au contraire, ils apprennent à naviguer malgré les hauts et les bas de la vie et tout en gardant un calme mental de plus en plus constant.

La méditation transcendantale

Hormis la méditation de pleine conscience qui est aujourd’hui la plus répandue, on trouve également la méditation transcendantale (d’inspiration hindouiste indienne), la méditation Vipassana (d’inspiration bouddhiste tibétaine) et la méditation Zazen (d’inspiration bouddhiste japonaise)qui ont sensiblement les mêmes effets.

Néanmoins, dans la mesure où toutes ces méditations se pratiquent dans la position du Bouddha (assis par terre, les jambes croisées, en toute immobilité), il se peut que certains occidentaux ne réussissent pas, d’une part, à prendre la position pour des questions physiologiques (à cause de la grosseur des cuisses ou de la forme de la colonne vertébrale) et, d’autre part, à maintenir la position pour des questions nerveuses (à cause des membres qui ont besoin de bouger).

C’est, là encore, la raison pour laquelle, le Phosphénisme, qui propose des méditations couchées et assises sur une chaise ou dans un fauteuil et qui alterne entre des exercices d’immobilité et de mobilité, convient parfaitement pour les occidentaux.

 

Calme mental vs. vide mental

Ceci dit, il faut absolument revenir sur une erreur qui est souvent commises par ceux qui commencent à méditer ou par ceux qui n’y connaissent rien. En effet, plutôt que de parler de « calme mental », ils parlentde « vide mental ».

Or, si l’on considère le mental comme une étendue d’eau plus ou moins agitée au gré des vents des pensées et des émotions, comme le font les bouddhistes, on ne peut donc pas considérer un instant l’idée qu’un état de bien-être puisse résulter d’« un vide mental ».

Dès lors, ce qu’il faut comprendre, c’est que le stress et la dépression résultent bien souvent d’un « plein mental », le mental étant rempli de pensées et d’émotions que l’individu ne peut pas vider.

Il est donc logique que la position inverse de « vide mental » ne fasse qu’engendrer des troubles psychiques tout aussi néfastes pour l’individu. D’ailleurs, lorsqu’on a connaissance de la loi d’action-réaction qui régit l’univers, on comprend très bien que le plein entraîne le vide (la dépression) et que le vide entraîne le plein (l’agitation).

Ainsi, seul le « calme mental » apporte un équilibre harmonieux. Or, le travail avec les phosphènes qui est réalisé dans le Phosphénisme mène très rapidement à ce « calme mental ».

Méditations sonores et vocales

Parmi les techniques de méditation, certaines sont très répandues car elles permettent de fixer l’attention sur un autre objet que la respiration qui est, certes, l’objet d’attention de la majorité des méditations bouddhiques mais qui n’est pas toujours facile à saisir pour le mental ; ce qui amène souvent ce dernier à s’agiter d’autant plus.

C’est pourquoi, il est fréquent d’utiliser des sons venant d’instruments assez spécifiques, tels que les bols tibétains, les gongs, les tambours, etc., dont les fréquences entrent en résonnance avec celles du cerveau et permettent d’amener celui-ci dans la gamme de fréquences dites « alpha » qui favorisent le repos et la détente.

Et puis, c’est aussi le cas de certains chants, où l’on répète des psalmodies (ou mantras en inde et qui induisent des rythmes très bénéfiques. C’est d’ailleurs pour cette raison que le Dr. Lefebure a intégré ces rythmes dans sa méthode tout en mettant en évidence la prééminence de certains rythmes sur d’autres, en termes de bénéfices pour le cerveau. Car, selon lui, si les pratiques méditatives favorisent l’alternance cérébrale (qu’il est possible de mesurer grâce aux phosphènes et à la cervoscopie dont il est l’inventeur), elles favorisent l’intelligence et toutes les facultés supérieures de ‘être humain.

Pour développer de la sérénité, un grand calme intérieur pratiquer une courte méditation en vous laissant baigner par la lumière et en observant les phosphènes